Didier Directeur Artistique

Didier dessine depuis qu’il est enfant. La direction artistique, les grandes marques, la transmission… Tout s’est construit autour de ça.

  • Direction artistique
  • Concept
  • Graphisme
  • Identité visuelle
  • Composition
  • Typographie
  • Illustration
  • Print
  • Sens
  • Transmission

Ce qui l'a amené là

« Mes parents étaient agriculteurs. Le dessin, ce n’était pas vraiment une voie dans leur esprit. Mais j’avais décidé. Après le bac, j’ai suivi une formation à l’école Brassart à Tours. J’ai débuté dans le métier sur une campagne nationale Édouard Leclerc. Puis le service militaire et deux ans et demi de coopération en Afrique. Quand je suis rentré, les agences commençaient tout juste à découvrir l’ordinateur. J’avais suivi une formation en PAO, je connaissais Illustrator, personne d’autre ne savait s’en servir. J’ai été recruté pour former les agences de communication à l’utilisation des Mac. C’était le début de tout.

Ensuite, j’ai travaillé sur des marques internationales : Bosch, Dremel, JBL, Packard Bell. Le lancement du premier ordinateur portable et écran plat de Packard Bell. Une campagne Dremel où un gagnant a été envoyé dans l’espace suite à un concours mondial de maquettes. Des projets dont on mesure la portée après coup. »

Ce qu'il fait vraiment

« La différence entre un graphiste et un directeur artistique, c’est simple : le graphiste s’occupe de l’esthétique. Le DA fait des choix de direction pour valoriser le contenu et lui donner la bonne forme. Ce n’est pas la même responsabilité.

Mon processus commence toujours par un brief approfondi. Pas pour comprendre le format demandé, mais pour comprendre le vrai problème de communication du client. Et je commence toujours par faire ce que le client demande, avant de proposer des alternatives. On ne peut pas emmener quelqu’un ailleurs sans lui montrer d’abord qu’on l’a écouté.

Avec Lou, on fonctionne selon les dossiers. Sur les petits projets, chacun travaille en autonomie. Sur les gros dossiers, on travaille chacun de son côté pour élargir la gamme des propositions. Deux regards valent mieux qu’un. »

Une histoire qui compte

« J’ai formé beaucoup de stagiaires. Ce que j’enseigne systématiquement, c’est la base théorique : qui dit quoi à qui, pourquoi. Avant de parler d’esthétique, il faut comprendre la communication. Sans ça, on fait joli mais on ne fait pas forcément juste.

Ce que je répète sans cesse à tous ceux que j’ai formés : du sens, du sens, du sens. Le reste vient après. » 

Sa vision du métier

« J’ai été catalogué cancre à l’école. À 50 ans, j’ai réalisé que je maîtrisais désormais la langue, et je me suis mis à écrire.

En graphisme, c’est pareil. La rigueur s’apprend, elle ne s’invente pas. L’orthotypographie, les vides, la disproportion, ce sont des outils. Pas des détails. Un graphiste qui ne maîtrise pas les règles typographiques, ça se voit tout de suite. »

Mes collègues préférés